le huitieme jour

Watched this wonderful, heartwarming movie last night. The soliloquy below reminded ‎me a little of the innocence that is woven into the poetry of Sohrab Sepehri -‎آن بچه بودائی ‏اشرافی زاده‎ – or whatever words Raza Brahani once used to describe his near childish naivity and his innocent look onto our world.

روز سوم، سبزه را خلق کرد. وقتی میبریمش، میگرید – درد می کشد. آنوقت است که باید مهربانانه با سبزه حرف ‏زد و تسلی اش داد. وقتی درختی را لمس کنی، تو هم درخت می شوی. ‏

Au commencement, il n’y avait rien du tout. On entendait seulement la musique. ‎

Le premier jour, il fit le soleil. Ca pique aux yeux.‎

Le deuxieme jour, il fit l’eau. Ca mouille les pieds si on marche dedans.‎

Le troisieme jour, il fit l’herbe. Quand on la coupe, elle crie, elle a mal. Il faut la ‎consoler, lui parler gentiment. Quand on touche un arbre, on devient un arbre.‎

Le quatrieme jour, il fit les vaches. Quand elles soufflent, c’est chaud.‎

Le cinquieme jour, il fit les avions. Si on les prend pas, on peut les regarder passer.‎

Le sixieme jour, il fit les gens: les hommes, les femmes et les enfants. Je prefere les ‎femmes et les enfants, parce qu’ils ne piquent pas quand on les embrasse.‎

Le septieme jour, pour se reposer, il fit les nuages. Si on les regarde longtemps, on y ‎voit dessinees toutes les histoires. Alors, il se demanda s’il ne manquait rien.‎

Le huitieme jour, il fit Georges. ‎
Et il vit que c’etait beau.‎

‎(le huitieme jour, 1996)‎

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~ by safrang on January 21, 2008.

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